N'ayez pas peur nous ne parlerons pas de sport aujourd'hui.
Juste savourer la balade en vélo des Gites de Pougnadoires à Sainte Enimie le matin puis vers La Malène en fin de journée.
Choisir son moment pour rouler tranquille sur cette route touristique et profiter du paysage.
En vélo nous découvrons un panorama que la voiture n'offre pas. Vous vous arrêtez à votre guise et apercevez un chemin inconnu pour aller à la pêche ou se baigner. Tiens là il y a une masure, là une plage « secrète » , là une plantation de truffiers où une vigne à ratafia.
Prenez le temps de ce périple qui ne représente que 12 km aller-retour avec quasiment pas de dénivelé. Si la flemme vous guette vous aurez aussi la possibilité de louer un vélo à assistance électrique.
En matinée départ vers Sainte Enimie : objectif pain, journal et fromage.
Après le passage sous le tunnel de Saint Chély du Tarn, vous découvrirez quelques sentes qui descendent à la rivière. Après les étroitures et surplombs une truffière et une vigne se devinent à qui sait les reconnaître.
Passé le camping, vous arrivez à Sainte Enimie pour faire un stop photo, près de la vierge face au pont, arrêt quasi impossible en voiture. Après le tunnel, Sainte Enimie se dévoile.
Passage au point presse, chez Thierry l'épicier pour dénicher le Pélardon de la Ferme des Oubrets et la Tomme du Méjean de Hyelzas et à la boulangerie.
Nous avons bien mérité une pause terrasse au Bar le Central pour attaquer notre revue de presse et saluer quelques connaissances.

Retour au gite par le même chemin sous le soleil du midi mais dans ce sens cela descend un peu plus.
Après-midi en mode pause, c'est aussi une façon de concevoir les vacances en Lozère. Un bon bouquin et un transat pour profiter du calme et de l'ombre du jardin de notre gîte de La maison des Anglais. Un moment de répits juste troublé par le chant des oiseaux et le passage des canoës.

Pour clôturer cette après-midi farniente il nous prends l'envie d'aller manger une glace en vélo à La Malène.
Départ du village via le célèbre tunnel de La Tour Eiffel pour rejoindre le méandre du Château de La Caze. L'hôtel se découvre au milieu de son parc et nous osons une halte pour découvrir la carte du restaurant. Nous y reviendrons diner, peut être à l'automne.
Direction Hauterives, magnifique village en pierre sèche avec ses toits de lauzes et ses nombreuses terrasses. Instant magique, l'unique habitant traverse le Tarn en barque pour regagner sa voiture près de nous.
Nous filons vers La Malène que l'on aborde par le Moulin et sa chaussée sur le Tarn qui abrite une micro-centrale en plus de proposer la location de canoës.
Nous effectuons le tour du nouveau rond-point (frais du jour) avant de faire halte au bar du village et de croquer une glace en bavardant avec quelques connaissances Malénaises.
Le retour par le même itinéraire en fin de journée est un vrai moment de solitude et de quiétude. Nous avons bien mérité l'apéro une fois le vélo posé sur la terrasse de notre gîte au bord de l'eau.
Certains appelleraient cette journée du slow-tourisme, pour nous c'est une belle pause vacances dans les Gorges du Tarn. Nous aurons bien le temps de speeder lundi au travail !
C'était prévu, grand bleu et chaleur alors direction la rivière aujourd'hui.
Nous prévoyons une balade canoë contemplative et pas sportive, que les choses soient claires !
Nous prenons donc la direction du Moulin La Malène pour une descente jusqu'au Pas de Soucy, soit 11 km depuis le Moulin via les Détroits et le Cirque des Baumes. Au passage nous faisons la connaissance de l'aïeul de la famille Simon qui, en 1965, imagina les premières descentes en canoë des Gorges du Tarn en Lozère.
Ce n'est pas la foule des grands jours, tant mieux ce n'est pas ce que nous recherchions !
Nous descendons lentement baigné par le chant des oiseaux suivi par une famille de Cols Verts.
Il y a juste ce qu'il faut de courant pour ne pas avoir a trop pagayer et profiter de l'instant.
Cela nous permet de vous préparer un bel album photo et un clip souvenir.
Après 45 minutes à glisser au pas sur l'eau nous apercevons le belvédère du Roc des Hourtous sur le Causse Méjean. Il domine l'alignement des Détroits des Gorges du Tarn de plus de 500 mètres et cette année le drapeau à la Croix Occitane n'est plus visible.
Les falaises se rapprochent progressivement de la rivière en entant dans le défilé.
Nous prévoyons un premier stop à la Grotte de la Momie.
De loin on imagine dans les roches, la forme d'un corps allongé d'où le nom attribué au lieu.
Petite plage de sable fin face au soleil, c'est l'instant baignade pour l'apéro car nous avons passé midi. L'eau cristalline reste bien fraîche en cette fin juin, mais une fois plongé jusqu'à la tête tout va bien. Le nombre de poissons est impressionnant et ne semble pas perturbé par notre présence.
Une fois au sec nous attaquons la préparation de nos coups de soleil car comme de vrais débutants nous avons oublié la crème.
Face à nous les falaises du Méjean abritent nombre de vautours fauves et pendant que les juvéniles piaillent depuis les nids, leurs parents planent alentours. Nous apercevons même un vautour moine qui a niché sur un pin, rare de repérer un tel nid, car l'espèce est moins présente et plus difficile à localiser.
Nous reprenons notre navigation pour rentrer dans les Détroits et chercher une plage pour le pique-nique.
C'est à l'endroit le plus étroit que nous trouvons notre plage de sable, adossée à la paroi face au soleil qui « tappe » bien aujourd'hui.
Casse-croûte en regardant défiler nos cousins canoës rouge, blanc, jaune, bleu c'est un avant-goût du Tour de France qui passera dans la région le samedi 18 juillet.
Le soleil poursuivant sa balade nous quittons la plage après la disparition du dernier carré d'ombrage. Nous sommes rôtis à souhait, mais tant pis, qu'est ce que c'est bon de flâner sur l'eau au ralenti sans personne à éviter ou à écouter. Juste les oiseaux, ce serait insoutenable si les poissons chantaient à leur tour mais heureusement ils restent muets:-)
Les Bateliers des Gorges du Tarn nous dépassent et nous chinons au passage quelques commentaires sur les lieux qu'il dispensent à leurs passagers.
Au bord d'un grand plat où le Tarn s'élargit, trône le hameau de La Croze caché par les arbres. Une fois l'an, lors des Journées du Patrimoine, ce lieu privé se visite. Mais il faudra attendre septembre...
Arrivé au rocher du Champignon, nous sortons des Détroits. Sous ce rocher de dolomie, en lequel les enfants voient plutôt un Snoopy et qui fut autrefois une arche démolie lors du percement de la route, se trouve une des plus profondes fosses du Tarn.
Pour une fois nous n'apercevons pas le fond de la rivière, envie de piquer une tête peut être ?
Nous rejoignons le Cirque des Baumes où beaucoup arrêtent leurs descente canoë et les Bateliers débarquent leurs clients. Au-dessus de nos têtes une passerelle métallique domine la rivière de 107 mètres, c'est un site de saut à l'élastique. Séquence émotion !
Plus que 3 kilomètres de pagaie avant d'atteindre les abords du Pas de Soucy, barrière minérale infranchissable en canoë, où Jeannot nous attends pour un retour motorisé à La Malène.
Pour une fois nous avons pris le temps de savourer cette descente et de nous émerveiller devant de beautés naturelles. Profitons et préservons la magie du lieu.
Le retour est animé par les commentaires sur la région de Jeannot, enfant du pays et fils du fondateur des canoës blanc, La Croze, la Dame à l'ombrelle, la figure du Christ et nouveauté le nain de jardin grimpeur !
Si vous êtes pressé le parcours de 11 km se fait en moins de 2h, nous avons mis presque 5h en nous arrêtant 2 fois pour la baignade, le pique-nique et la bulle en mode photo !
A l'arrivée, passage à La Malène pour se rafraîchir et manger une glace chez Muriel Simon et acheter les Galets du Tarn au Roquefort en vue de l'apéro du soir.
Quelle belle journée en canoë à juste 6 km des Gites de Pougnadoires, merci à l'équipe du Moulin de La Malène.
Météo changeante aujourd'hui, il est temps de balader en voiture en quête de saveurs de Lozère.
Nous remonterons les rives du Tarn jusqu'à Florac, porte des Cévennes.
Sur la route les villages typiques se suivent après Sainte Enimie, Castelbouc, Montbrun, Quézac. En arrivant à Ispagnac nous rentrons en pays de schistes annonciateurs des montagnes cévenoles où le Tarn va prendre sa source, au cœur du Parc national des Cévennes, là haut entre Cassini et Finiels sommet de la Lozère.
Une balade apéritive dans les rues de Florac, ne manquez pas la place avec ses platanes où les bistrots alignent les terrasses et bien sur la source du Pêcher dont le ruisseau traverse la ville.
Rendez-vous gastronomique programmé au restaurant l'Adonis de M. Mme Paulet.
Le meilleur du terroir des Causses, des Cévennes et de l'Aubrac pour ne pas citer toutes les richesses produites aux 4 coins de la Lozère se retrouvent sublimés par la cuisine du chef.
Sur la carte le chef propose la quintessence du pélardon, de la châtaigne, de l'agneau des causses, du bœuf d'Aubrac, du poulet fermier du Méjean ou de la truite de Langlade. Les tentations gourmandes au dessert raviront les becs sucrés. (article complet à suivre sur le restaurant)
En guise de digestion, nous prenons la direction du siège du Parc national des Cévennes qui abrite une exposition de photos d'oiseaux sur le Causse Méjean.
Plusieurs boutiques de vente directe de producteurs des Causses et des Cévennes valent le détour dans Florac (miels, confitures, simples, charcuterie et viandes....).
Notre étape obligée reste « L'Atelier du Miel et de la Châtaigne » où nous allons chaque fois que la route nous mène à Florac faire du stock de farine de châtaigne pour les gâteaux d'hiver et craquer sur quelques sucreries cévenoles.
Il est temps de retourner sur nos pas jusqu'à Ispagnac car Sylvain Gachet, vigneron des Gorges du Tarn nous a donné rendez-vous.
C'est sa consoeur Elisabeth du Domaine Cabridelles qui nous accueille.
Le Domaine de Gabalie nous fourni en jus de pomme et en vin disponibles aux Gites de Pougnadoires. Vous aurez l'occasion de déguster le jus de pomme lors de l'accueil.
Sylvain nous propose une dégustation de ses 2 cuvées de vin rouge : La Sauvagine (Marsellan/Pinot Noir disponible au gite) et le Domaine de Gabalie (Marsellan, Pinot Noir, Syrah principalement).
Notre stock estival est désormais en cave, nous allons pouvoir picoler avec nos invités tout l'été.
De retour à Pougnadoires, rassasié et réhydraté, nous avons devant nous une soirée estivale au calme des Gorges du Tarn. Je tente le coup du soir et ne séduit que quelques vandoises alors qu'Isabelle se met en mode taille de rosiers.
Quelle belle journée, encore !




Rendez-vous matinal à Pougnadoires pour une partie de pêche à la truite sauvage du Tarn : la fario de Lozère nous attends, peut être....
On ne sait jamais si elle sera postée et prête à mordre notre appât, certains disent qu'il n'y a plus de poissons, d'autres pensent comme moi que mon niveau de pêche n'est pas suffisant pour la leurrer.
L'avantage pour un pêcheur séjournant aux Gites de Pougnadoires c'est qu'il a quasiment une journée de pêche accessible à pied sans prendre la voiture.
Donc pour le coup du matin ou le coup du soir autour de votre location de vacances, c'est possible sans sacrifier les vacances de vos proches pour les activités de la journée.
La technique de pêche sera le toc : appâts naturels (porte-bois) pour ma pomme et nymphe artificielle sans ardillon pour Jack, mon guide du jour car je suis quasi néophyte.
Nous commençons la journée sur la plage de Pougnadoires, à 150 mètres des gîtes, par le premier rapide en amont. Les premières touches sont rapides. Les truites sont actives ce matin et 2 belles prises d'environ 30 cm sont remises à l'eau.
Nous continuons en aval du village après le méandre du Cirque de Pougnadoires. Là sur plus de 800 mètres se succèdent plusieurs rapides et quelques trous d'eau qui abritent certainement de beaux spécimens. Les poissons blancs sont très actifs en surface. La truite se fait plus discrète sur cette partie plus ensoleillée.
Nous choisissons de pêcher en remontant, les touches reprennent et truite farios et vandoise rostrée (dite aussi siège) mordent tour à tour. Nous ne conserverons que 2 prises pour le diner.
Nous arrêtons la partie vers midi sous la chaleur et laissons la rivière aux canoës.
Vers 17h nous prenons le chemin de Hauterives pour essayer les rapides en aval du village.
Il est un peu tôt pour le coup du soir, beaucoup de lumières et du vent qui gène énormément.
Sans surprise quasi aucune touche sauf pour Jack, toujours aussi impressionnant par sa lecture du cours d'eau (qu'i ne connaissait pas il y a encore 8 heures) et sa technique de pêche.
J'apprends autant à l'observer qu'à tenter moi même le coup.
Une fois le soleil parti, la partie de pêche s'anime et même moi réussi de belles prises que nous relâcherons toutes.
Nous aurons touché de belles Farios, de nombreuses Vandoises et même un Chevenne. Les nombreux Barbeaux aperçus ne nous intéressant pas.
Pour votre séjour pêche aux Gites de Pougnadoires vous pourrez prendre une carte à la semaine au tarif 2015 de 16€. Nous vous accueillons dès le mois d'avril.

